16 janvier 2010
Une critique de Marjorie Denche
À la suite de son 1er recueil de nouvelles A Jamais et de Tout Temps, aux Éditions Amalthée en octobre 2008, qui nous laissaient pantelants par tant de sentiments différents, Charlotte Boyer publie son deuxième ouvrage intitulé Trois Cents Secondes en autoédition.
Trois Cents Secondes, la première nouvelle qui a donné son nom au recueil commence par la magie d'une rencontre improbable; nous basculons ensuite dans un univers sombre et mélancolique entre abandon et peur avec C'est pour moi et Petite mort. L'Ange et la Chanceuse tout comme La révolte du plastique et La libération nous plongent dans un univers semblable à des contes entre comédie, espoir et envie. Le passage traduit la désillusion du dix-huitième anniversaire et Celui qui transmet de la pitié envers les faux semblants et la solitude. Mémoire vive conclu parfaitement ce recueil en y ajoutant, malgré la mélancolie et la tristesse du début, la joie et le bonheur de retrouver l'être cher à son cœur.
Pour résumer et à l'instar de son premier recueil, nous avons là des nouvelles aux couleurs variées qui captivent tous nos sens, mélangeant habilement les sentiments entre amour, désillusion et espoir. Un recueil si envoûtant qu'on se laisse emporter au fil des nouvelles avec entrain. Un second recueil comportant cette fois neuf nouvelles plus déroutantes les unes que les autres et avec ce brin de noirceur laissant le lecteur un peu désorienté mais avec une envie d'en vouloir toujours plus.
Après avoir découvert À jamais et de tout temps, Charlotte Boyer offre, avec ce second ouvrage, tout son talent au lecteur qui devra prendre plus de trois cents secondes pour apprécier à sa juste valeur ce nouveau chef-d'œuvre.